mercredi, septembre 28, 2022
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ONG cherche volontaires en télétravail pour compter les morses de l’océan Arctique

Les morses, mammifères marins dotés de deux grandes défenses qui descendent de la mâchoire supérieure,  vivent sur 25 000km2 en Arctique. Et pour les recenser, les équipes du WWF et du British Antartic Survey (qui gère cinq  stations de recherche en Arctique) ont trouvé la solution : ils proposent au grand public de les aider à les compter les morses un par un, à partir d’images satellites.

Au cours des cinq prochaines années, des photos de la Russie du Groenland, de la Norvège et du Canada vus de l’espace, seront mises en ligne. Les volontaires pourront compter depuis leur écran d’ordinateur, les petits points marrons qui correspondent chacun à un morse. Une observation importante car ces mammiferes sont menacés par le réchauffement climatique, et la fonte de la banquise sur laquelle ils vivent.

Avec des résolutions d’images de plus en plus performantes, surveiller des animaux sauvages à partir d’images satellites est une méthode qui se développe. Les images satellites ont déjà permis de compter des populations de baleines ou d’éléphants d’Afrique, de suivre des déplacements d’animaux équipés de balises, notamment des oiseaux, des tortues marines, ou des rennes en Russie.

Ce sont aussi des observations spatiales qui ont permis de repérer l’année dernière, 11 nouvelles colonies de manchots empereurs dans des zones reculés de l’Antarctique. Elles ont été repérées, et suivies à la trace au sens propre, à cause de leurs déjections, qui vues de l’espace, laissent des taches sombres sur la glace blanche. De façon plus générale, les images satellites sont effectivement très précieuses pour cartographier et délimiter les habitats d’espèces sauvages.

Au-delà des observations de nuages, et de masses d’air, on peut grâce aux images spatiales mieux étudier l’effet du changement climatique sur les océans, et les rivières. Cela en mesurant le niveau des eaux, leur salinité, leur température, ce qui permet d’étudier les courants. Les satellites permettent aussi de surveiller la santé des forêts, l’évolution de leur surface et de mesurer la quantité de carbone stockée et même calculer quelle masse de végétation pousse sur chaque surface couverte d’arbres.

Enfin grâce à certains spectres d’ondes, comme les infrarouges, ces technologies permettent aussi de voir depuis l’espace des éléments invisibles normalement pour l’œil humain : des émissions de méthane par exemple ou le stress hydrique des forêts. Quand les arbres sont stressés par un manque d’eau ils émettent une certaine énergie et certaines ondes qui peuvent se repérer depuis l’espace. 

Lille