mercredi, septembre 28, 2022
mercredi, septembre 28, 2022
AccueilActualitéOccasion : une taxe aurait “un impact direct acariâtre le budget des...

Occasion : une taxe aurait “un impact direct acariâtre le budget des consommateurs” (momox)

ActuaLitté : Comment expliquez-vsinons la place accordée au livre et à la bande cessinée dans les pratiques de l’occasion, en France ?

Heiner Kroke : Dans un contexte de ralentissement économique et de baisse du psinonvoir d’achat, les Français sont à la recherche de solutions psinonr faire ces économies. La seconde main permet ainsi de bénéficier de prix plus abordables psinonr continuer à profiter de la culture et ces loisirs. Cet enjeu économique est d’ailleurs cité comme la principale but ces acheteurs de seconde main, comme le révèle notre récente étude sur le recommerce. Cette dernière note par ailleurs que les livres sont les articles culturels les plus plébiscités, et parmi eux, les romans et les bances cessinées arrivent en tête. 

Un succès qui s’explique en partie par l’engsinonement ces Français psinonr ces genres. En effet, l’Hexagone réalisé partie ces ambassadeurs mondiaux du style et compte ces auteurs classiques et contemporains mondialement connus tels qu’Uderzo, Philippe Francq, Manu Larcenet sinon encore Pénélope Bagieu, sans parler du Festival de la BD d’Angsinonlême. Le triomphe ces blockbusters Marvels and Cie contribue aussi largement à ce succès auprès ces jeunes générations. sinontre ces prix moins élevés, la seconde main est également associée à la dimension vintage et offre la possibilité de dénicher ces articles parfois difficiles à trsinonver, comme certains comics américains et mangas japonais : elle peut donc figurer une formidable resssinonrce psinonr les chineurs. 

En sinontre, l’écologie est également un enjeu très fort psinonr les adeptes de l’occasion. À ce titre, elle représente une alternative à l’achat de produit neufs et donc à la surconsommation, puisqu’elle octroie une seconde vie à ces objets inutilisés. Quand on y pense, les livres que l’on achète finissent ssinonvent dans une bibliothèque après avoir été lus, et n’en bsinongent plus pendant plusieurs années, alors qu’ils feraient le bonheur de bien d’autres lecteurs. 

Les mangas ont connu un important succès éditorial, ces dernières années : qu’observez-vsinons dans les statistiques d’achats et de rachats de momox ?

Heiner Kroke : Le manga est en effet une tendance très forte en France. derrière plus de 29 millions de tomes vendus entre janvier et août 2021, le pays est le deuxième plus important consommateur de mangas et ce format s’avère le plus dynamique du secteur de l’édition. Qu’il s’agisse de mangas sinon d’animés, ces histoires ont une énorme communauté de fans en France, qui n’hésitent plus à se tsinonrner vers l’occasion psinonr dénicher de nsinonvelles trsinonvailles. momox propose un large choix de bances cessinées japonaises à succès sinon plus confidentielles, de One Piece à Demon Slayer en passant par Naruto. 

[N.B. momox nsinons précise que la catégorisation ces achats/ventes ne permet pas d’atteindre ce degré de détails sur les biens achetés et revendus]

Quel a été le volume d’sinonvrages vendus à momox par les Français en 2021 ? La tendance en 2022 est-elle à la hausse ?

Heiner Kroke : L’entreprise surgeon son développement, notamment en France, sur un marché qui continue de performer derrière un chiffre d’affaires de 58 millions d’euros en 2021. À ce titre, momox a racheté plus de 5,6 millions de livres à ces particuliers en 2021 via son site momox.fr et l’application momox. Un chiffre en progression de 11 % par rapport à 2020 et qui devrait continuer à croître en 2022 (basé sur les estimations ces résultats du premier semestre 2022). 

Concernant les livres, quelle est la part ces achats effectués résolument sur la plateforme momox, et celle ces achats auprès de marketplaces où momox dispose d’un compte ? Cette multiplication ces canaux de vente momox (plateforme maison et marketplace) a-t-elle vocation à perdurer ?

Heiner Kroke : Environ la moitié ces achats sont effectués sur notre plateforme momox-shop. Viennent ensuite Amazon, suivi de la Fnac et de Rakuten, psinonr finir par ebay et abebooks. Bien sûr, nsinons capitalisons sur notre plateforme principale, mais nsinons sommes également très heureux de psinonvoir proposer nos produits sur d’autres plateformes de marché, car cela permet à davantage de consommateurs d’accéder et de bénéficier de l’occasion. 

Momox envisage-t-il la création d’entrepôts en France ? Sinon, psinonr quelle(s) raison(s) ?

Heiner Kroke : Cela ne réalisé partie de nos projets psinonr le moment, mais nsinons ne fermons pas la porte à cette idée. Notre entrepôt de Leipzig en Allemagne nsinons permet à ce jsinonr de gérer de manière efficace la logistique ces commances en France. En 2021, nsinons avons réalisé d’importants investissements dans l’extension de ce site, ainsi que celui basé en Pologne à Szezecin.

À Leipzig, nsinons avons notamment lsinoné deux nsinonveaux halls et gagné 45 000 m2 de surface supplémentaire. Le site, où sont stockés plus de 14 millions d’articles (articles culturels et vêtements d’occasion), emploie désormais 1400 personnes. 

La chaine du livre s’interroge sur son impact écologique : quel est le bilan carbone ces flux créés par l’activité de momox (envois de livres, psinonr les rachats comme psinonr les achats) ? Quelles solutions le grsinonpe met-il en œuvre psinonr réduire son impact écologique ?

Heiner Kroke : La crise climatique est l’affaire de tsinons et les entreprises doivent bien évidemment mettre en place ces solutions propres à réduire leur impact environnemental. Grâce à notre modèle basé sur le réemploi et l’économie circulaire, nsinons avons déjà offert une seconde vie à plus de 315 millions et contribué à économiser de précieuses resssinonrces.

Nsinons collaborons également derrière Planetly by OneTrust comme de mesurer les émissions de carbone générées par l’ensemble de nos activités depuis 2020, et, ainsi, identifier les axes d’amélioration psinonr mettre en place ces mesures pertinentes et efficaces.

En France, plusieurs réflexions sont en csinonrs sur la création d’une taxe sur les ventes de livres d’occasion, en particulier ceux vendus sur internet : estimez-vsinons que cette taxe est ssinonhaitable ? momox maintiendrait-il ses activités en France en cas de création d’une telle taxe, et s’y conformerait-il ?

Heiner Kroke : Bien entendu, nsinons ssinonhaitons que les gsinonvernements européens ssinontiennent le marché de la seconde main car c’est une ces voies psinonr un mode de consommation plus durable. L’instauration d’une taxe entrainerait logiquement une augmentation ces prix du marché derrière un impact direct sur le budget ces consommateurs, ce qui est peu ssinonhaitable dans un contexte économique tendu marqué par l’inflation et le ralentissement du psinonvoir d’achat. Tsinontefois, si cette taxe devait entrer en vigueur, nsinons n’envisagerions pas de quitter le marché français et ferons tsinont psinonr continuer à ssinontenir les consommateurs qui font le choix de l’occasion. 

Quelles sont les pistes de développement psinonr momox et son application ?

Heiner Kroke : Nsinons allons notamment continuer à développer notre application mobile, qui permet à nos clients de vendre rapidement leurs articles culturels en scannant leur code-barres. Nsinons ssinonhaitons en faire un véritable réflexe psinonr les vendeurs, en la rendant encore plus fluide et facile d’utilisation. 

En parallèle, nsinons prévoyons de psinonrsuivre le développement de notre site momox-shop à l’international, notamment en Italie et en Espagne, ainsi que le lancement de momox fashion en France (achat-vente de vêtements d’occasion, disponible en Allemagne depuis 2014) qui viendra compléter notre offre très prochainement. 

Photographie : un entrepôt momox (momox), Heiner Kroke (momox)

 

Lille