mercredi, juillet 6, 2022
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Le Sri Lanka vient d’interdire aux cornacs de diriger les éléphants en état d’ivresse

Un mahout sur son éléphant au Sri Lanka. (LAKRUWAN WANNIARACHCHI / AFP)

Interdiction de diriger des éléphants sous l’emprise de la drogue ou de l’alcool au Sri Lanka. Cela fait partie d’un ensemble de nouvelles règles tout juste promulguées au chapitre 469 de la section 22A de l’ordonnance sur la protection de la faune et la flore. Le mahout, qui est le nom local du guide, ne doit pas être ivre ou sous substance quand il conduit l’un des 200 éléphants domestiques du pays, comme en France avec sa voiture. Et même si les statistiques d’accidentologie pachydermique pour état d’ivresse manquent, on trouve sur le sous-continent indien des exemples rapportés par les journaux, qui ne vont cependant pas jusqu’à titrer, comme dans la presse hexagonale : « Ivre, il…. »
 
Par exemple, il y a trois ans, dans un village du district de Buxur, dans le nord-est de l’Inde, un éléphant a attrapé son guide par la tête avec sa trompe, avant de le projeter au sol et de le piétiner. Selon les témoins, le mastodonte était excédé par les cris répétés de son mahout, ostensiblement saoul comme un cochon. L’une des personnes interrogées a précisé que « l’éléphant avait remarqué des différences dans la voix de son mahout et qu’il avait dû conclure que ce dernier n’était pas dans son état normal ». C’est bien connu, l’éléphant est susceptible et n’a aucun humour.

Cette règle du « ne conduisez pas votre éléphant bourré » fait partie de tout un éventail de dispositions destinées à lutter contre les mauvais traitements relevés ces dernières années. Parmi celles-ci : l’obligation de baigner son animal au moins deux heures et demie par jour, de ne pas le transporter en camion plus de douze heures par jour et pas à plus de 30km/h, de ne pas l’entraver avec des noeuds autres que ceux issus de la tradition, et de ne pas le faire charrier plus de quatyre touristes à la fois. Protéger les éléphants est l’honneur de l’homme. C’est l’écrivain Romain Gary qui nous a appris ça, dans Les racines du ciel.
 

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