jeudi, juin 30, 2022
jeudi, juin 30, 2022
AccueilAnimauxVIDEO. La technique de chasse des "appelants", une méthode controversée

VIDEO. La technique de chasse des « appelants », une méthode controversée

Publié le 10/09/2021 11:12

Durée de la vidéo : 3 min.

BRUT

Article rédigé par

Des oiseaux vivants, maintenus en cage pour attirer et chasser plus facilement des oiseaux sauvages : c’est la technique de chasse des « appelants ». Selon certains activistes, cette pratique devrait être interdite. Pour les chasseurs, c’est une tradition sans danger. Explications.

Une oie, une foulque ou encore un canard vivant utilisé pour attirer des oiseaux sauvages et pouvoir les chasser. Ça s’appelle des « appelants ». « Ces canards domestiques, ils sont mis dans des situations complètement aberrantes par rapport à leur bien-être minimal », déplore Pierre Rigaux, naturaliste, activiste et cofondateur de Nos Viventia.

Lors des chasses, les appelants sont attachés sur des plans d’eau, ou enfermés dans des cages à proximité. C’est ensuite leur chant qui attire les oiseaux migrateurs. « Comme on chasse de nuit, ces oiseaux-là servent pour appeler les congénères et ensuite, bien sûr, les faire se poser dans la mare où on chasse », explique Nicolas Lottin, président de l’Association des Chasseurs de la Baie de Somme.

Cette pratique est dénoncée par plusieurs activistes, dont Pierre Rigaux. « Il y a des milliers de huttes et plusieurs chasseurs par huttes et donc des milliers, des dizaines de milliers d’oiseaux utilisés comme appelants donc avec des conditions de vie misérables », fustige-t-il.

La réglementation impose que les appelants soient nés et élevés en captivité. Les élevages de particuliers sont limités à 100 oiseaux et ceux-ci doivent être déclarés bagués. Pour ne pas qu’ils s’envolent, une partie des plumes des appelants sont régulièrement coupées. « Il faut qu’on arrive à faire interdire l’usage des appelants. Si on interdit cet usage, ce mode de chasse là dans les huttes tant mieux parce que c’est un mode de chasse qui n’a aucun intérêt écologique. C’est une calamité pour les oiseaux sauvages qui sont abattus, c’est une calamité pour les oiseaux domestiques qui sont maltraités », conclut Pierre Rigaux.

Partager sur Twitter

Partager sur Facebook

Partager par mail

Partager le lien

RELATED ARTICLES

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Most Popular