jeudi, juin 30, 2022
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forte inquiétude des acteurs de l’isolation, le ministère promet des actes rapides

« Trouvez-vous normal que des sociétés qui emploient 10, 20, 100 employés, ne soient pas capables de savoir comment elles vont travailler dans trois mois ? » C’est le genre de signaux d’inquiétude que l’on a pu entendre, de la part d’entreprises d’isolation, et plus largement d’acteurs de la filière de la rénovation énergétique, lors d’un colloque organisé par Symbiote, le 13 octobre 2021, à Paris. Édouard Barthès, président et fondateur de l’organisation professionnelle réunissant divers acteurs de la chaîne de la rénovation énergétique, a pour sa part évoqué l’inquiétude « monstrueuse » de certains de ses adhérents. Comment en est-on arrivé là ? Plusieurs décisions de l’administration viennent l’expliquer. D’une part, la direction générale de l’énergie et du climat (DGEC), qui gère le dispositif des certificats d’économie d’énergie (CEE), a annoncé la révision des fiches d’opérations standardisées liées à l’isolation (c’est-à-dire hors coup de pouce). De premiers retours laissent craindre, sur certaines d’entre elles, des baisses de forfait pouvant aller jusqu’à -50%. Or, ces nouvelles fiches pourraient prendre effet très rapidement, avec une cinquième période des CEE qui débute en janvier 2022.

 

Des fiches isolation bientôt sabrées ?

 

Et ce n’est pas tout. A la suite de la suppression, annoncée depuis plusieurs mois, des offres coups de pouce « isolation à un euro », les professionnels s’inquiètent de ne plus disposer d’assez d’aides financières à proposer à leurs clients pour tenir le marché et assurer l’activité de leurs entreprises. Le seul coup de pouce intéressant qui restera à leur disposition est celui de la rénovation globale. Mais il y a un hic : ce dispositif deviendrait, d’après eux, réellement incitatif à la condition d’atteindre un bonus « énergies renouvelables », c’est-à-dire si 50% des énergies utilisées par le logement sont d’origine renouvelables. Or, assurent les professionnels, tel que rédigé dans la version actuelle des règles du coup de pouce, ce bonus est inatteignable. « Ce taux de 50% d’ENR disqualifie certains produits, dont certains intéressants comme les ballons thermodynamiques », assure ainsi l’un des adhérents Symbiote auprès d’Olivier David, chef du service du climat et de l’efficacité énergétique à la DGEC, présent au colloque pour répondre aux questions des professionnels. « Nous ne pouvons pas rester dans une zone grise, le temps presse. » Si rien n’est fait, les professionnels pourraient en venir à entamer la cinquième période des CEE sans modèle d’affaire éprouvé, en devant s’appuyer sur des fiches isolations sabrées et/ou un coup de pouce trop peu intéressant pour leur permettre de maintenir la voilure.

 

A cela, Olivier David a apporté un certain nombre de réponses.

Il vous reste 75% à découvrir.

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