mercredi, juillet 6, 2022
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l’AQC alerte sur des sinistres et rappelle les bonnes pratiques

Un « nombre accru de sinistres avec de la mousse polyuréthane projeté in situ, en isolation sous chape » : c’est ce que constate l’Agence qualité construction (AQC), dans son rapport 2021 « Observatoire de la qualité de la construction ». De mauvaises applications aboutissent ainsi à un tassement du produit, dans les deux à quatre semaines suivant application. Le problème devient visible à l’œil dans un second temps, jusqu’à cinq à six mois après la réception des chantiers, se manifestant par des déformations de la mousse pouvant se répartir au sein de la pièce. « L’ampleur de l’affaissement varie entre 3 à 5 centimètres selon l’épaisseur de la mousse projetée (qui peut varier de 6 à 10cm) », nous informe l’AQC.

 

Ce phénomène a pour cause une réaction chimique, nécessitant un suivi de la qualité des produits tout au long de la chaîne d’acteurs, « du fournisseur des matières premières, formulateur, jusqu’au distributeur », indique l’agence. Ce sinistre, une fois qu’il est apparu, se traite par une opération onéreuse : démolition la chape, dépose des sanitaires et des équipements de cuisine, et réintervention pour l’isolation. « Il est nécessaire de reloger les habitants pour une durée moyenne de travaux de 2 à 3 mois », précise l’AQC. Coût moyen des opérations : entre 450 et 600 euros par m², soit « environ 50.000 à 55.000 euros par chantier ». La nouvelle pose de l’isolant doit par ailleurs se faire, est-il préconisé, en utilisant un procédé évalué par un avis technique et complété d’une certification QB23 « Isolant en polyuréthane projeté in-situ ».

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