mardi, juillet 5, 2022
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« Le label RE2020 ne sera pas une sur-RE2020 », E. Wargon, ministre du Logement

« Grimpons la côte ensemble, nous allons y arriver. » C’est par ces mots d’encouragement que la ministre déléguée au Logement, Emmanuelle Wargon, a conclu son intervention en clôture d’EnerJ-meeting Paris 2021, qui s’est tenu ce 7 septembre 2021 au palais Brongniart. Un défi qui passera par un effort en construction neuve avec, dans un premier temps, la réglementation environnementale 2020, en vigueur en janvier prochain dans le résidentiel. Si certains professionnels craignent qu’elle entraîne des surcoûts et altère le dynamisme du marché du neuf, elle avance au contraire que c’est en travaillant l’acceptabilité environnementale des projets que le neuf s’épanouira. « Nous avons toujours besoin de neuf », a-t-elle d’ailleurs assuré. Avant de préciser qu’elle estimait que le gouvernement, en concertation avec les acteurs, avait trouvé le bon point d’atterrissage pour la RE2020, entre ambition et pragmatisme. Quant au label RE2020 qui suivra la réglementation, elle a assuré qu’il ne constituerait pas une « sur-RE2020 », mais jouerait le rôle de « complément » au texte initial, en apportant des possibilités sur d’autres problématiques (maîtrise des ressources, gestion de l’eau, biodiversité…). Autre promesse de la ministre : le label n’est pas censé être synonyme de « fuite en avant normative », ce qui constitue une autre des inquiétudes parfois formulées par les acteurs.

 

Absorber le surcoût de la RE2020

 

« Je suis assez optimiste dans notre capacité à absorber le surcoût de la RE2020 », a continué Emmanuelle Wargon. « Ce texte deviendra un élément du business as usual et du modèle économique du secteur, autant qu’un élément de l’acceptabilité de constructions plus respectueuses de l’environnement. »

 

 

L’autre grand chantier est bien sûr celui de l’existant. « La réutilisation de ces immeubles, y compris par des rénovations très lourdes, est une alternative à la démolition/reconstruction », rappelle la ministre. L’existant devient ainsi un « atout », et nous nous situerions au « début » d’une phase durant laquelle il s’agirait de réinventer l’usage des bâtiments.

 

La ministre s’engage à faire bien « atterrir les discussions » sur la Rep

 

D’autres sujets connexes ont également été abordés, dont la filière Rep de récupération des déchets, qui devra commencer à être mise en place en 2022. Ici aussi, la ministre s’est voulue rassurante : « Comptez sur moi pour faire atterrir la fin des discussions », comme cela a été fait, dans la concertation, avec la RE2020. L’avenir du BTP passera également par le fait d’attirer les jeunes, en mettant davantage en valeur l’innovation dans le secteur et sa révolution environnementale. « La transition écologique n’est plus une question, elle est déjà là, ce n’est pas une mauvaise nouvelle mais une opportunité. »

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