vendredi, juillet 1, 2022
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Les travaux publics franciliens retrouvent le chemin de la croissance

Le président de la Fédération régionale des travaux publics d’Ile-de-France, José Ramos, s’en est à nouveau félicité lors de l’assemblée générale du 17 novembre 2021 : après la stupeur liée au premier confinement de mars 2020 et l’arrêt de plusieurs pans de l’économie, « nous avons été la première branche professionnelle à redémarrer massivement dans la région ». Il en a aussi profité pour saluer une nouvelle fois le travail réalisé avec le préfet d’alors Michel Cadot – désormais délégué interministériel aux Jeux olympiques et paralympiques (JOP) – l’OPPBTP, l’Etat « qui nous a beaucoup aidés grâce au soutien des entreprises », et la FNTP.

 

Après un recul de l’activité de 13% des travaux publics franciliens en 2020, 2021 pourrait bien être l’année de la reprise. Comme l’explique Olivier Zunquin, président de la commission économique, « la croissance de la profession pourrait en effet atteindre 8% ». Il identifie cependant pour 2022 3 points de vigilance.

 

3 points de vigilance pour 2022

 

Tout d’abord, les appels d’offres n’ont toujours pas retrouvé un volume satisfaisant, constituant « un vrai point de faiblesse qui contribue à des niveaux de prix bas ». Ensuite, « l’inflation des coûts des matières premières affecte grandement nos marges ». Enfin, « l’impact du plan de relance est encore faible », constate-t-il. D’autant que l’enveloppe de 1,2 milliard d’euros fléchés vers les TP de la région sont peu destinés au lancement de nouveaux projets. Il contribue bien plutôt au financement de chantiers en cours, comme les travaux d’Eole (prolongement du RER E), note Christophe Maître, de la commission des marchés.

 

Malgré tout, « nos entreprises ont confiance en l’avenir, le Grand Paris Express et les JOP étant porteurs d’activité », observe Olivier Zunquin. Les investissements semblent reprendre et ont été multipliés par 10 en octobre par rapport à 2020, par 5 par rapport à 2019. Le premier trimestre 2022 risque pourtant d’être encore compliqué, même si le contexte pourrait s’améliorer par la suite.

 

80% des entreprises ont des difficultés à recruter

 

Comme depuis plusieurs années, la FRTP compte accentuer encore ses efforts en matière d’emplois et de formation. Jean-Jérôme Gazeau souligne ainsi un paradoxe bien connu dans les métiers du BTP : 88% des entreprises franciliennes de travaux publics ont un projet de recrutement, mais 80% rencontrent des difficultés à trouver la main d’œuvre nécessaire. « L’attractivité est faible pour nos métiers, nous avons toujours un problème d’image », constate-t-il.

 

La fédération, dans la lignée là encore de la FNTP, va continuer à travailler sur ce point et poursuivre ses actions. En matière d’insertion, des initiatives ont été entreprises notamment dans le département de Seine-Saint-Denis pour intégrer 500 personnes à l’horizon 2022-2023 durablement dans les travaux publics franciliens.

 

La FRTP alerte cependant : il vaut mieux éviter la surenchère en matière de taux d’insertion sur les chantiers. « 5% est le taux habituellement convenu, malheureusement nous avons des chartes désormais qui vont jusqu’à 10%. Ce n’est pas réalisable pour la plupart de nos entreprises, sur les chantiers du quotidien, et ce n’est pas souhaitable pour une insertion pérenne des salariés. »

 

Mettre davantage en avant ses réflexions sur la transition écologique

 

Enfin, la FRTP souhaite mettre davantage en avant ses réflexions sur la décarbonation des métiers et sur l’économie circulaire. S’inscrivant dans la démarche nationale de la FNTP « Acteurs pour la planète », elle a ainsi organisé des débats autour de la transition écologique à l’issue de son assemblée générale. Elle a aussi réalisé trois émissions, diffusées en ligne, sur les thématiques de l’eau, des transports et de l’acte de construire.

 

« Nous réfléchissons à notre rôle dans la transition écologique depuis quelques années déjà, rappelle José Ramos. Mais comme notre territoire abrite 20% de la population et un tiers des activités nationales, nous devons donc être aux avant-postes en la matière. »

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