mardi, juillet 5, 2022
mardi, juillet 5, 2022
AccueilÉconomieLinkcity a livré la tour Sigma, à Dijon, après une rénovation radicale

Linkcity a livré la tour Sigma, à Dijon, après une rénovation radicale

Avec ses 11 étages marquant l’entrée ouest de la ville et jouxtant la gare de Dijon, la tour Mercure a toujours compté, depuis sa conception par Henri Favre au début des années 70, parmi les ouvrages emblématiques de la ville. Amianté, énergivore et classé IGH, le bâtiment est considéré, 40 ans plus tard, comme dépassé et trop coûteux à exploiter. Alors que l’hypothèse d’une démolition est rapidement écartée, comment redonner une seconde vie à ces 10.000 mètres carrés de bureaux cumulant les contraintes, à la fois techniques et juridiques ?

 

 

Après une première visite des lieux en 2014 et quelques mois d’analyses, les équipes de Linkcity Nord-Est, filiale de développement immobilier de Bouygues Bâtiment Nord-Est, se lancent dans le projet. Première étape : « la nécessaire maîtrise des 15 lots de propriété », explique la filiale, dans son récit retraçant son aventure. « Bien que convaincus du bien-fondé de la démarche, les propriétaires et occupants avaient leurs contraintes propres, dont il a fallu tenir compte ». La signature de l’intégralité des promesses de vente intervient un an plus tard, suivie par l’obtention du permis de construire en février 2016.

 

 

Suppression de deux étages, pour sortir du statut IGH

 

Le projet imaginé par Arte Charpentier, architecte mandataire d’un groupement composé de NM Architectes et d’Art & Fact, emporte l’adhésion de la ville. Il prévoit la neutralisation de deux étages, permettant la sortie du statut d’immeuble de grande hauteur (IGH). Afin de supprimer l’amiante, il aura fallu également dévêtir le bâtiment de toutes ses façades pour les remplacer par d’autres, « plus transparentes et contemporaines ». A l’extérieur, comme à l’intérieur, la restructuration vise à conférer au bâtiment « une identité tertiaire, une performance énergétique et une qualité d’usage à la hauteur d’un bâtiment neuf ». Le tout avec des charges d’exploitation minimisées pour une mise en adéquation avec le marché local, précise le promoteur.

 

Linkcity Nord-Est entame alors son travail de commercialisation qui se conclut en janvier 2019 par la signature d’une trentaine d’actes. Bouygues Bâtiment Nord-Est démarre les travaux le mois suivant avec une première phase de neuf mois qui permet la rénovation du Patio, le bâtiment en R+2 accolé à la tour. La seconde phase concerne ensuite la tour elle-même et la rénovation de ses 6.600 mètres carrés, sur une durée de 15 mois. Le confinement provoque une interruption du chantier pendant trois mois.

 

Curage intégral de la tour

 

Les interventions débutent par une étape de curage où la structure béton est entièrement mise à nue. A l’occasion, les 3.000 m² de moquette retirés sont « revalorisés en partenariat avec l’association Emmaüs Norges, soit 12 tonnes de déchets évitées », précise le promoteur. Les dalles hautes des deux étages supérieurs sont démolies au droit des pignons pour y réaliser des terrasses végétalisées. L’isolation par l’extérieur puis la pose du mur rideau, du bardage, du vitrage et de la résille marquent la fin du gros œuvre. Les fenêtres des grandes façades sont en bois et les murs rideaux sont en aluminium laqué, avec contrôle solaire en façade sud.

 

Le bâtiment répond aujourd’hui aux critères des certifications Breeam niveau Good et BBC Rénovation. Alors que la partie Patio est occupée depuis fin 2019, la tour s’apprête à accueillir I-BP (filiale informatique de la Banque Populaire) et ses 300 salariés, annonce Linkcity Nord-Est.

 

RELATED ARTICLES

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Most Popular