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Union gauche/droite à la métropole de Bordeaux pour prolonger la LGV vers Toulouse et Dax

Les événements s’enchaînent sans se ressembler dans l’épineux dossier que représente le Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO). Prévoyant le prolongement de la ligne à grande vitesse de Bordeaux vers Toulouse d’un côté, Dax de l’autre, il fait l’unanimité en région Occitanie, où les collectivités et acteurs locaux l’attendent avec impatience. Mais c’est loin d’être le cas en Nouvelle-Aquitaine, où la LGV s’arrête pour le moment.

 

Ces derniers jours, les départements de Lot-et-Garonne et de Gironde ont décidé de refuser de participer financièrement au projet. Avant ces annonces, le maire écologiste de Bordeaux, Pierre Hurmic, avait qualifié le GPSO d’anachronique et d’insensé. L’argument souvent utilisé par les élus opposés au chantier étant souvent qu’ils préfèreraient privilégier l’amélioration des transports du quotidien, et rejetant celui selon lequel le GPSO contient une partie qui pourrait pourtant servir cet intérêt.

 

354 millions d’euros à la clé

 

La position du maire de Bordeaux pose problème au sein de la métropole. En effet, la collectivité est dirigée par une alliance entre le PS, des rangs duquel est issu le président, Alain Anziani, et Europe Ecologie-Les Verts, parti de Pierre Hurmic. Et les socialistes sont plutôt favorables au projet.

 

Les élus métropolitains doivent se prononcer ce 25 novembre 2021 sur leur participation financière au GPSO. Une contribution qui doit s’élever à 354 millions d’euros. Le 24 novembre 2021, le président Alain Anziani a déclaré à l’AFP que les élus d’opposition de droite lui avaient assurer « qu’ils allaient voter majoritairement le GPSO ». Il a ainsi reconnu qu’il existait là « un accord » entre le PS et la droite à ce sujet.

 

« Prise en otage » contre « tambouille politique »

 

Le chef de file de l’opposition LR, Patrick Bobet, n’a pas démenti, considérant que ces désaccords au sein de la majorité constituaient « une situation bloquante pour la métropole, une prise en otage de la part du groupe des Verts ». Cet accord devrait aussi permettre à des maires issus de la droite de réintégrer la gouvernance de la collectivité, comme il l’a expliqué à l’AFP.

 

Sans surprise, Pierre Hurmic et les co-présidents du groupe écologiste Laure Curvale et Clément Rossignol-Puech ont dénoncé cet accord, dans un communiqué, qu’ils considèrent relever « d’une propension à la tambouille politique qu’on espérait révolue ». Ils y réaffirment par ailleurs leur opposition au projet.

 

Les collectivités de Nouvelle-Aquitaine doivent se prononcer avant la fin de l’année

 

Si le bouclage financier est bouclé en Occitanie, les négociations sont rudes en Nouvelle-Aquitaine. Pour le moment et avant le vote de la métropole bordelaise, seules la région et les collectivités landaises sont favorables au projet.

 

Les élus de la région, des départements des Pyrénées-Atlantiques, des Landes, ainsi que des agglomérations du Pays Basque, de Pau, d’Agen, de Dax et de Mont-de-Marsan doivent officiellement se prononcer sur leur participation d’ici à fin 2021.

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